
La Plymouth Road Runner 1968-1970 incarne l’essence même du muscle car américain dans sa période la plus pure et la plus explosive. Née d’un pari audacieux entre Plymouth et Warner Bros, cette machine à décélérer le temps a été conçue pour offrir des performances de premier ordre à un prix populaire, en éliminant tout le superflu marketing et esthétique.
Aujourd’hui, elle fait partie des grands classiques de la collection automobile, recherchée pour son rapport poids-puissance brutal et son authenticité décomplexée. Ses qualités principales résident dans sa philosophie radicale, sa mélodie mécanique inimitable et son potentiel de séduction intact lors des rassemblements.
Ses risques d’achat, en revanche, ne se limitent pas à une simple patine : entre les soubassements rongés par la rouille et les reconstructions hasardeuses, les pièges sont nombreux. Connaître les versions, les codes moteur et les points de contrôle précis est donc indispensable avant l’achat d’un tel monument.
L’essentiel de l’article
La Plymouth Road Runner 1968-1970 est une icône radicale des muscle cars dont l’achat demande une vigilance extrême face à la rouille et aux modifications non conformes.
| Évaluation ClassicDoctor | ||
|---|---|---|
![]() | Estimer Évaluer la valeur exige de décoder les options d’origine et l’authenticité des numéros moteur. | Élevé |
![]() | Négocier La moindre trace de corrosion structurelle ou de modification lourde permet de faire baisser la note. | Importante |
![]() | Anticiper Les pièces de carrosserie spécifiques coûtent cher et les restaurations de châssis réservent de lourdes factures. | Très élevé |
![]() | Investir Les exemplaires sains et d’origine affichent une cote solide et très recherchée par les passionnés. | Favorable |
Ces évaluations concernent le modèle. Chaque voiture étant unique, le diagnostic ClassicDoctor fournit une analyse personnalisée.
Quelle version de la Plymouth Road Runner choisir ?
Quelle version de la Plymouth Road Runner 1968-1970 choisir ? Entre la naissance épurée du coupé hardtop de 1968, l’arrivée de la carrosserie cabriolet, et les évolutions stylistiques de 1970, le choix dépend autant de vos goûts esthétiques que de votre budget.
La gamme s’articule autour de blocs V8 monumentaux et de finitions allant de la dépouille sportive à la machine intimidante. Le meilleur compromis s’oriente vers le coupé doté du légendaire moteur 383 pouces cubes, offrant déjà des sensations dignes de sa réputation sans les tarifs prohibitifs des versions rares.
La version la plus recherchée reste sans conteste le coupé ou le cabriolet équipé du rarissime et brutal bloc HEMI, capable d’atteindre des sommets financiers en collection. La version la plus accessible se trouve du côté des premiers millésimes équipés du 383 ci avec une transmission manuelle à quatre rapports ou une robuste boîte automatique TorqueFlite. N’oubliez jamais que l’état sanitaire de la caisse et la traçabilité de l’historique comptent souvent davantage que la configuration mécanique d’origine.
Le diagnostic avant achat ClassicDoctor permet de contrôler plus de 100 points afin d’évaluer l’état réel du véhicule, d’identifier les éventuels travaux à prévoir et d’estimer sa juste valeur sur le marché français.
Après la visite du véhicule, obtenez immédiatement votre analyse
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Estimer Savoir si le prix demandé est cohérent
Négocier Obtenir des arguments concrets face au vendeur
Anticiper Connaître les travaux et leur coût
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Tableau des versions de la Plymouth Road Runner
Prix constatés sur le marché français pour des véhicules roulants, immatriculés et conformes à leur configuration d’origine.
| Version | Années | Description | Intérêt collection | Budget France |
|---|---|---|---|---|
| Coupé Hardtop 383 ci | 1968-1970 | La version d’accès musclée, dépouillée de tout superflu de confort | ★★★☆☆ | 35 000 € à 55 000 € |
| Coupé Post (Sedan) | 1968-1970 | Structure à montant fixe, caisse légèrement plus rigide et souvent moins chère | ★★★☆☆ | 32 000 € à 50 000 € |
| Cabriolet (Convertible) | 1968-1970 | Version découverte produite à très peu d’exemplaires | ★★★★☆ | 60 000 € à 90 000 € |
| Coupé Hardtop 440 Six Barrel | 1969-1970 | Équipé de trois carburateurs double corps et d’un tempérament explosif | ★★★★☆ | 70 000 € à 110 000 € |
| Coupé HEMI | 1968-1970 | Le sommet absolu de la gamme avec le mythique bloc double hémisphérique | ★★★★★ | 120 000 € à 200 000 € + |
Comment interpréter ce tableau ?
✔ Le meilleur compromis se tourne naturellement vers la version dotée du V8 383 ci, qui offre l’essentiel de l’expérience de conduite d’un muscle car sans exiger le budget d’achat et d’entretien d’une rareté absolue.
✔ La version la plus désirable s’adresse aux collectionneurs avertis avec le bloc 440 Six Barrel, dont le triple carburateur procure des accélérations mémorables et un son inoubliable.
✔ Les versions rares se concentrent sur les cabriolets et les coupés HEMI, dont les chiffres de production confidentiels font flamber les cotes sur le marché français et européen.
✔ L’importance de l’état prime sur tout le reste : une carrosserie saine et un châssis exempt de rouille l’emportent toujours sur une configuration moteur prestigieuse mais fatiguée.
✔ Enfin, le coût des restaurations en tôlerie et en sellerie spécifique peut rapidement dépasser la valeur marchande du véhicule, rendant l’achat d’une épave financièrement suicidaire.
✔ Référez-vous toujours aux tendances actuelles et à quel budget prévoir pour une voiture de collection pour affiner votre enveloppe financière globale.
Vous avez trouvé une Plymouth Road Runner ?
Vous avez trouvé une Plymouth Road Runner ? Le moment de la visite chez le vendeur est décisif pour ne pas transformer un rêve automobile en gouffre financier.
Deux exemplaires affichant la même belle peinture brillante sur les photos peuvent cacher des réalités techniques et structurelles radicalement opposées. Entre une caisse d’origine importée saine et une ancienne épave mastiquée assemblée à la hâte, l’écart de valeur et de sécurité est immense.
Un châssis fragilisé par la rouille cachée sous les bas de caisse ou des longerons déformés par un choc passé font partie des risques majeurs spécifiques à ces coupés américains des années soixante. Face à ces incertitudes, réaliser un diagnostic ClassicDoctor avant de signer le chèque de banque permet d’analyser sereinement la cohérence globale de l’auto.
Le diagnostic avant achat ClassicDoctor permet d’analyser plus de 100 points de contrôle afin d’évaluer l’état réel du véhicule, d’identifier les défauts coûteux, d’estimer les travaux à prévoir et de vérifier si le prix demandé est cohérent avec le marché français.
Achetez avec votre cœur. Décidez avec les faits.
Un véhicule peut sembler parfait… mais son prix réel dépend de son état, de son historique et des frais à prévoir.
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Estimer si le prix demandé est cohérent -
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Anticiper les dépenses à venir -
Acheter avec une vision claire du véhicule
Cette vidéo présente un diagnostic de voiture de collection à distance permettant d’identifier les risques avant achat, d’analyser l’état du véhicule et d’éviter les erreurs d’achat
Avant d’acheter, utilisez une checklist achat voiture de collection pour ne rien oublier lors de la visite.
À lire aussi : Évitez une mauvaise affaire grâce au diagnostic avant achat
💡 Bon plan ClassicDoctor
Pour réussir votre achat, privilégiez toujours les exemplaires affichant une traçabilité claire et un historique de factures remontant si possible à plusieurs années.
Les versions équipées du moteur 383 ci se révèlent plus simples à vivre et à entretenir au quotidien sur les routes françaises que les mécaniques pointues. Les modèles ayant subi des modifications esthétiques irréversibles ou un tuning d’époque exigent beaucoup plus de prudence en raison de la difficulté à retrouver les pièces d’origine.
Retenez qu’une voiture saine, matching numbers et présentant une patine cohérente vaut infiniment mieux qu’un véhicule moins cher affichant des soubassements douteux à restaurer. Le coût des pièces spécifiques de carrosserie et d’intérieur aux États-Unis rend chaque chantier de restauration vite hors de prix.
Une carrosserie saine et des soubassements d’origine non perforés priment toujours sur une belle peinture de surface ou une motorisation prestigieuse mais incertaine.
À lire aussi : Débuter en voiture de collection : le guide complet

Les points faibles à surveiller absolument
1. La corrosion des longerons et des planchers
La corrosion des longerons et des planchers constitue le problème numéro un sur ces structures monocoques renforcées. Passez la main sous les planchers à l’aide d’une lampe de poche et vérifiez l’absence de boursouflures ou de perforations le long des longerons avant et arrière.
Lors de la visite, contrôlez notamment :
✔ L’état des longerons avant et arrière
✔ La présence de perforations sous les pieds des passagers
✔ L’alignement et la solidité des ancrages de suspension
✔ Les traces de rouille active masquées par du blaxon
✔ L’intégrité du bac de roue de secours dans le coffre
Le coût de réfection d’un châssis pourri dépasse facilement les 10 000 € chez un professionnel qualifié.
Cette faiblesse impacte directement la rigidité structurelle, la sécurité active et détruit la valeur marchande de l’auto.
À lire aussi : Comment repérer une corrosion cachée avant l’achat ?
2. Les passages de roue et les bas de caisse
L’état des passages de roue et des bas de caisse trahit souvent une dissimulation de rouille sous une peinture fraîche. Inspectez visuellement l’intérieur du coffre et le bas des ailes arrière pour repérer des réparations de fibre de verre ou des tôles superposées.
Lors de l’essai, vérifiez :
✔ L’absence de boursouflures sur le bas des ailes arrière
✔ La régularité des joints et des soudures d’origine
✔ L’absence de réparations grossières en fibre de verre
Une reprise de tôlerie mal exécutée à cet endroit vous engagera dans des frais de carrosserie oscillant entre 3 000 € et 6 000 €. C’est un levier de négociation primordial lors de la discussion du prix de vente.
Ces zones souffrent particulièrement de l’humidité et leur réfection exige un travail de tôlerie complexe et très chronophage.
À lire aussi : Les restaurations cache-misère : les pièges à repérer
3. La conformité des numéros (matching numbers)
La conformité des numéros de série et du bloc moteur (matching numbers) détermine la vraie valeur de collection du modèle. Ouvrez le capot et comparez le numéro frappé sur le bloc avec la plaque constructeur située sur la porte conducteur ou le tableau de bord.
Lors de l’essai, vérifiez :
✔ La concordance du numéro de bloc moteur avec les documents
✔ L’authenticité de la plaque constructeur et des frappes à froid
✔ La cohérence des périphériques moteur avec l’année du modèle
Un moteur non d’origine peut faire chuter la cote de 20 % à 40 %, tout en révélant parfois un passé tumultueux. Exigez de la transparence sur l’historique mécanique pour éviter d’acheter une simple réplique au prix fort.
L’originalité mécanique est le critère déterminant pour la valorisation à long terme et la cote de collection d’un muscle car.
À lire aussi : Matching Numbers : pourquoi c’est essentiel avant d’acheter

4. L’usure de la transmission
Le fonctionnement de la transmission automatique TorqueFlite ou de la boîte manuelle à quatre rapports mérite un essai routier attentif. Soyez attentif aux à-coups violents au passage des rapports, aux bruits de roulement suspects ou aux fuites massives d’huile de boîte sous la voiture.
Contrôlez notamment :
✔ La fluidité du passage des vitesses à chaud comme à froid
✔ L’absence de bruits de roulement anormaux dans le pont arrière
✔ L’étanchéité globale de la boîte et du carter de pont
Une réfection complète de transmission automatique se facture aisément entre 2 500 € et 4 500 €. Un dysfonctionnement ici pèse lourdement sur votre budget de remise en route immédiate.
Les contraintes transmises par les gros V8 sollicitent durement la transmission, rendant toute intervention mécanique particulièrement onéreuse.
À lire aussi : Comment repérer un moteur fatigué avant l’achat ?
5. Le système de freinage d’origine
Le système de freinage d’origine, souvent composé de quatre tambours sur les premiers millésimes, demande des vérifications rigoureuses. Appuyez fermement sur la pédale à l’arrêt puis en roulant pour détecter une course trop longue, un déséquilibre prononcé ou une fuite de liquide sur les flans des pneus.
Avant l’achat, vérifiez :
✔ La course et la fermeté de la pédale de frein
✔ L’absence de déport du véhicule lors d’un freinage appuyé
✔ L’état des durites souples et des cylindres de roue
La conversion vers un kit de freins à disque avant sécurisant représente un investissement d’environ 1 500 € à 2 500 € pièces et main-d’œuvre. Négliger ce point critique compromet directement votre sécurité sur la route.
Freiner une telle masse lancée à vive allure exige un système parfaitement calibré, les tambours d’origine montrant rapidement leurs limites en usage moderne.
À lire aussi : Quel est le vrai coût d’entretien d’une voiture de collection ?
Ils ont utilisé ClassicDoctor avant d’acheter
Des acheteurs accompagnés pour mieux évaluer leur voiture, anticiper les travaux et négocier au juste prix.
« J’étais prêt à acheter une MGB à 18 900 €. Le diagnostic a mis en évidence plusieurs travaux que je n’avais pas remarqués, notamment au niveau du train avant et du refroidissement. J’ai finalement négocié le prix de 2 500 €. »
« Le questionnaire est très facile à suivre, même sans connaissances mécaniques. En moins d’une heure, j’ai obtenu une vision claire de l’état de la voiture et des frais à prévoir. Simple et efficace. »
« Je n’avais pas de connaissances en voitures anciennes. Le diagnostic m’a permis de négocier le prix et de comprendre précisément l’entretien à prévoir. Très pratique et rassurant pour un premier achat. »
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Obtenez immédiatement votre diagnostic après la visite du véhicule. Avant de prendre votre décision ou de faire une offre, consultez un rapport complet comprenant l’estimation de la valeur, l’état mécanique, les travaux à prévoir, le potentiel de négociation et un plan de maintenance personnalisé.
Le diagnostic ClassicDoctor permet de détecter ces incohérences avec une approche complète :
- moteur
- carburateur / injection
- allumage
- refroidissement
- freinage
- châssis
- électricité
- sécurité
Objectif :
- Eviter une erreur d’achat à plusieurs milliers d’euros
- Estimer le prix d’un véhicule
- Connaitre le coût des travaux à venir

Découvrir la Plymouth Road Runner
L’esprit muscle car sans compromis
La Plymouth Road Runner s’inscrit dans une démarche sociologique et industrielle très précise du début des années soixante-dix. À une époque où les muscle cars devenaient de plus en plus lourds, luxueux et onéreux, Plymouth has pris le contre-pied en lançant une auto dépouillée.
L’objectif était de proposer un engin capable d’avaler le quart de mile en moins de quinze secondes pour un tarif inférieur à 3 000 dollars à l’époque. Pour ce faire, les ingénieurs ont payé les droits d’utilisation du célèbre personnage de dessin animé BEEP BEEP et ont intégré son klaxon caractéristique.
✔ L’absence de fioritures esthétiques au profit de la puissance pure
✔ Le fameux klaxon bip-bip directement inspiré du dessin animé de la Warner Bros
✔ Une construction robuste pensée pour encaisser les départs arrêtés répétés
✔ Un tarif d’attaque démocratique qui a démocratisé la performance brute aux États-Unis
Cette philosophie sans filtre rend aujourd’hui le modèle particulièrement attachant pour les amateurs de sensations mécaniques authentiques et dénuées d’artifices électroniques.
À lire aussi : À partir de quel âge une voiture devient-elle de collection ?

Le moteur de la Plymouth Road Runner
Le catalogue des motorisations de la Road Runner fait rêver tous les amateurs de gros blocs Chrysler de l’ère dorée. Le moteur d’entrée de gamme, le V8 383 ci Magnum, développe déjà une puissance confortable de 335 chevaux avec un couple camionesque disponible dès les bas régimes.
C’est le bloc le plus courant, fiable, facile à régler et largement suffisant pour animer sereinement ce grand coupé. Le niveau supérieur propose le monstrueux V8 440 ci alimenté par trois carburateurs double corps (Six Barrel), poussant la cavalerie à 390 chevaux dans une symphonie mécanique envoûtante.
Enfin, le sommet absolu reste le légendaire V8 HEMI de 426 ci, une pièce d’orfèvrerie directement dérivée de la compétition, affichant officiellement 425 chevaux mais souvent sous-estimée. Lors de votre visite, écoutez attentivement le démarrage à froid : le ralenti doit être régulier, sans fumée excessive à l’échappement et sans bruits métalliques suspects provenant des culbuteurs.
À lire aussi : Comment repérer un moteur fatigué avant l’achat ?
L’habitacle de la Plymouth Road Runner
L’habitacle de la Road Runner assume pleinement sa vocation économique d’origine avec une planche de bord fonctionnelle et des matériaux robustes. L’ambiance à bord respire la compétition pure, avec une instrumentation lisible regroupant les compteurs essentiels face au conducteur.
Le confort des sièges baquets ou de la banquette avant reste typique des productions américaines de cette période, moelleux mais peu enveloppants dans les virages serrés. L’ergonomie est rudimentaire, tout tombe sous la main sans ergonomie complexe, ce qui simplifie grandement l’utilisation et la maintenance électrique.
Lors de la visite, vérifiez le bon fonctionnement de tous les comodos, l’état de la sellerie vinyle et l’absence d’humidité incrustée sous les tapis de sol. Inspectez aussi le ciel de toit, dont le remplacement par un professionnel demande un savoir-faire précis et un budget d’environ 800 € à 1 500 €.
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Les points forts
Les points forts de la Plymouth Road Runner s’apprécient dès que l’on tourne la clé de contact et que l’on prend la route.
✔ Un capital sympathie immense et un design agressif inoubliable sur les routes européennes.
✔ Une sonorité moteur profonde, rauque et typique des gros V8 américains des sixties.
✔ Des performances de premier plan qui décoiffent encore aujourd’hui la plupart des sportives modernes.
✔ Une simplicité mécanique remarquable qui facilite grandement l’entretien courant sans valise diagnostic.
✔ Une excellente disponibilité des pièces de rechange mécaniques et de carrosserie aux États-Unis.
✔ Une cote sur le marché de la collection qui se maintient très solidement au fil des années.
Ce modèle convient particulièrement au conducteur passionné, amateur de sensations fortes brutes, cherchant une voiture de collection charismatique et facile à vivre techniquement.
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L’icone pop et son klaxon légendaire
Ce qui fait la particularité de Plymouth Road Runner 1968-1970, c’est son alliance unique entre la culture populaire potache et la brutalité mécanique absolue. En achetant les droits d’utilisation du célèbre oiseau des cartoons et son fameux klaxon au son de Beep-Beep, Plymouth a transformé un simple argument marketing en un véritable phénomène culturel.
Cette démarche décalée a permis de créer un lien émotionnel immédiat avec le public, tout en proposant une machine aux performances de feu sous une carrosserie de berline économique. C’est cette contradiction savoureuse entre un dessin animé pour enfants et l’un des moteurs les plus terrifiants de l’histoire automobile américaine qui confère à cette voiture son statut totalement culte.
L’histoire de la Plymouth Road Runner
L’histoire de la marque Plymouth bascule en 1968 avec la volonté de reconquérir la jeunesse américaine adepte de sensations fortes à petit prix. Remplaçant indirectement les modèles trop sages, la Road Runner débarque dans les concessions avec un pari fou : proposer une voiture capable de tenir tête aux ténors de la discipline pour moins de 3 000 dollars.
Le succès commercial fut immédiat, dépassant toutes les prévisions de la direction avec plus de 44 000 exemplaires écoulés dès la première année de production.

Les évolutions de 1969 ont introduit la carrosserie cabriolet et le redoutable package Air Grabber, tandis que le millésime 1970 a redessiné la face avant et les ailes pour donner une allure encore plus menaçante.
Aujourd’hui, ces trois années de production constituent le Graal absolu pour les passionnés de muscle cars désireux de posséder un morceau d’histoire authentique.
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Mon avis
Ce qui rend ce modèle profondément attachant, c’est cette brutalité mécanique sans filtre qui vous ramène instantanément aux grandes heures de la culture automobile américaine. La version que je privilégie personnellement est le coupé équipé du V8 383 ci avec une boîte manuelle, car il offre le meilleur équilibre entre agrément sportif, authenticité et coût d’entretien raisonnable.
Le principal risque avant l’achat reste incontestablement l’état de la structure et les vices cachés sous une restauration cosmétique trop flatteuse. Le conseil essentiel que je donnerais à un proche est de ne jamais craquer pour une belle peinture brillante avant d’avoir méticuleusement inspecté les soubassements et vérifié l’alignement des ouvrants.
Rappelez-vous qu’un véhicule séduisant en photo ne remplace jamais une analyse rigoureuse sur place, et qu’un diagnostic ClassicDoctor permet de valider la cohérence de votre investissement avant de vous engager.
Antoine, Fondateur de ClassicDoctor
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FAQ – Plymouth Road Runner : les questions les plus fréquentes
Quel est le moteur le plus recherché sur une Plymouth Road Runner 1968-1970 ?
Le moteur le plus recherché et le plus coté est le mythique V8 HEMI de 426 pouces cubes, qui délivre une puissance officielle de 425 chevaux. Produit à un nombre très limité d’exemplaires en raison de son surcoût prohibitif à l’époque, il transforme la Road Runner en une véritable pièce de collection hautement spéculative. Juste derrière, le V8 440 Six Barrel à trois carburateurs double corps attire les passionnés de performances pures et de dragster, tandis que le 383 ci reste le choix le plus raisonnable et le plus courant sur le marché.
Comment repérer la rouille cachée sur une Plymouth Road Runner ?
La rouille s’attaque en priorité aux longerons avant et arrière, aux bas de caisse, au bac de roue de secours dans le coffre et aux planchers sous les pieds des passagers. Lors de votre visite, munissez-vous d’une lampe de poche et glissez-vous sous les bas de caisse pour inspecter l’épaisseur du métal et repérer d’éventuelles boursouflures de peinture trahissant une corrosion perforante. Méfiez-vous des restaurations cache-misère à base de fibre de verre et de blaxon épais appliqués à la hâte pour masquer des soubassements fatigués.
Quel est le budget à prévoir pour l’achat d’une Road Runner en bon état en France ?
Pour acquérir un exemplaire roulant, sain et bien entretenu d’une Plymouth Road Runner 1968-1970, le budget s’établit généralement entre 35 000 € et 60 000 € pour une version 383 ci. Les tarifs s’envolent rapidement au-delà de 70 000 € pour les versions rares équipées du bloc 440 Six Barrel, et peuvent dépasser les 120 000 € pour les rarissimes configurations HEMI d’origine. N’oubliez pas d’intégrer dans votre enveloppe budgétaire les frais de mise en conformité et d’immatriculation en collection sur le territoire français.
Est-il difficile de trouver des pièces détachées pour ce modèle en Europe ?
La disponibilité des pièces mécaniques et de carrosserie pour les modèles Chrysler de cette époque est globalement excellente grâce à un réseau très actif de spécialistes aux États-Unis. La plupart des éléments d’usure, de freinage, d’allumage ou de sellerie se commandent facilement en ligne et se livrent en quelques jours en France. Le coût des pièces reste raisonnable, à l’exception des éléments de tôlerie spécifiques et des chromes rares, dont l’acheminement et les taxes douanières peuvent alourdir significativement la facture.
Quelle est la consommation réelle d’une Plymouth Road Runner sur route ?
Ne vous attendez pas à des miracles du côté de la consommation avec un tel monument de la route animé par un gros bloc V8 culbuté. En usage normal sur route ouverte, tablez raisonnablement entre 20 et 25 litres aux 100 kilomètres, une moyenne qui peut grimper nettement plus haut si vous profitez généreusement des accélérations brutales. Le réservoir d’origine permet de préserver une autonomie correcte, mais vos arrêts à la station-service feront immanquablement partie intégrante de votre rituel de roulage.
Faut-il privilégier une boîte manuelle ou automatique sur ce modèle ?
Le choix de la transmission dépend principalement de votre style de conduite et de l’usage que vous réservez à votre voiture de collection. La boîte automatique à trois rapports TorqueFlite se révèle robuste, particulièrement douce en conduite coulée et très recherchée pour le grand tourisme. La boîte manuelle à quatre rapports Hurst procure en revanche un plaisir de pilotage beaucoup plus immersif et viril, en parfaite adéquation avec la philosophie radicale et sportive de la Road Runner.
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Ingénieur, passionné de voitures anciennes et fondateur de ClassicDoctor.





